Le système immunitaire: immunité innée et immunité acquise
Les stratégies de défense développées par le système immunitaire pour contrer les agents pathogènes sont variées et peuvent être séparées en immunité innée et immunité acquise.
L’immunité innée consiste en une série de systèmes de défense non spécifiques et représente la première barrière de défense, toujours active (ne nécessitant pas de contact préalable avec l’agent pathogène) et sans mémoire immunologique.
L’immunité acquise est un système de défense spécifique capable de lutter contre des micro-organismes avec lesquels il a déjà été mis en contact. Ce système se caractérise par une réponse durable et évolutive dans le temps car modelé par les différents stimuli. De plus, il est très efficace car seulement activé si nécessaire et – grâce à sa mémoire immunologique – permet une protection à long terme.
Cellules impliquées dans l’immunité innée et acquise
Après activation des lymphocytes B et T contre un agent étranger, certains se transforment en lymphocytes mémoire, restant présents dans l’organisme pendant longtemps, parfois toute une vie, après l’infection. Un nouveau contact avec l’antigène (en cas d’infection répétée chez un même individu), le système immunitaire, grâce à ses cellules mémoires, reconnaît immédiatement l’agent étranger qui est éliminé plus rapidement avant que l’infection ne se propage.
Pendant la grossesse, différents types de cellules immunitaires peuvent passer la barrière placentaire de la mère à l’enfant. De cette façon, la mémoire immunologique maternelle profite au nouveau-né pendant les premiers mois de vie. Cette protection appelée immunité passive naturelle a une durée limitée car les cellules d’origine maternelle sont progressivement éliminées de l’organisme du nouveau-né.