Les tests diagnostiques dans les allergies alimentaires
Seules les réactions immédiates qui surviennent quelques minutes après l’ingestion de lait sont susceptibles de positiver les tests cutanés ou sanguins, qui détectent l’Immunoglobuline de type E (IgE) en cause dans l’hypersensibilité de type immédiate. Si l’interrogatoire évoque une histoire des antécédents d’allergie IgE-dépendante, des tests sont disponibles pour détecter les anticorps IgE spécifiques vis-à-vis des aliments chez ces patients allergiques.
Les prick tests cutanés
Les prick tests cutanés sont des tests in vivo de détection d’IgE spécifiques. Ils peuvent fournir une indication sur la probabilité qu’un patient développe une allergie à une protéine alimentaire donnée, en fonction de la taille de la réaction cutanée.
Les prick tests cutanés peuvent être utilisés et sont particulièrement fiables chez le jeune enfant. Quelques gouttes de préparations à base de lait ou d’autres aliments sont placées sur l’avant-bras, puis une petite piqûre est faite à travers cette goutte sur la peau. L’apparition d’un érythème cutané avec œdème et prurit après 15 minutes indique si le patient est allergique au lait.
Les prick tests cutanés seront souvent réalisés en premier lieu pour identifier quels aliments entraînent une production d’anticorps IgE. Une fois cette information fournie, des RAST (radioallergosorbent test) spécifiques peuvent être effectués pour déterminer le taux sanguin d’anticorps IgE et leur rôle dans la réaction allergique.
Les RAST (radioallergosorbent test) ou tests biologiques d’identification unitaire d’IgE spécifiques
Les RAST (radioallergosorbent test) sont des tests in vitro qui peuvent mesurer le taux sanguin d’Immunoglobulines E (IgE) spécifiques vis-à-vis d’un aliment chez un patient : plus la concentration est élevée plus la probabilité d’une réaction vis-à-vis d’une protéine alimentaire est vraisemblable. Immunocap est le type de RAST le plus communément utilisé.
Les patch-tests d’atopie
L’utilisation des patch-tests nécessite un contact occlusif prolongé de l’extrait allergénique avec la peau saine pendant 48 heures. Les patch-tests sont positifs en cas d’érythème et d’induration.
Pour certaines pathologies tel que la dermatite atopique ou l’œsophagite à éosinophiles il y a dans la réaction allergique une forte composante à médiation cellulaire : ce test permettrait de détecter cette composante par rapport aux phénomènes plus simples des allergies IgE-dépendants.
Autres tests diagnostiques
Beaucoup d’autres tests diagnostiques revendiquent une efficacité dans le diagnostic de l’allergie alimentaire. Aucun n’a été complètement validé cliniquement à la façon des prick tests cutanés, des RAST, des tests d’éviction et des tests de provocation.
Un des tests les plus courants est la recherche d’anticorps IgG vis-à-vis des aliments. Ce n‘est pas un bon test pertinent car aucune étude n’a démontré de corrélation directe entre taux d’anticorps IgG et manifestations cliniques allergiques.