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Autres allergies alimentaires (œufs, arachide, blé, poissons, fruits de mer)


L’incidence des maladies allergiques, y compris alimentaires, semble augmenter. Si n’importe quel aliment peut potentiellement déclencher une réaction allergique, certains sont plus fréquemment mis en cause. Un diagnostic précis est important pour assurer une prise en charge optimale et un régime nutritionnellement équilibré.    

Allergie à l’œuf
L’œuf est constitué de plusieurs protéines, certaines d’entre elles sont très allergisantes. L’allergie à l’œuf est considérée comme étant l’une des allergies alimentaires les plus fréquentes chez les nourrissons et les jeunes enfants.
Les quatre principales protéines responsables d’allergie contenues dans le blanc d’œuf de poule sont l’ovomucoïde, l’ovalbumine, l’ovotransferrine et le lysozyme. La plus allergisante est l’ovalbumine, elle constitue 50% du blanc d’œuf.
Les symptômes de l’allergie à l’œuf sont la rhinite allergique, l’asthme, la dermatite, la diarrhée, les manifestations digestives, l’urticaire, les nausées, les vomissements, les sifflements respiratoires et le choc anaphylactique. Le blanc d’œuf est souvent responsable d’apparition précoce d’eczéma, d’urticaire et de dermatite atopique (DA) chez les nourrissons.   
La plupart des personnes allergiques aux œufs le sont aux protéines du blanc d’œuf, mais il existe aussi des allergies au jaune d’œuf. Le jaune d’œuf contient des protéines allergisantes différentes de celles du blanc d’œuf. Les parents doivent lire les étiquettes alimentaires avec soin : beaucoup d’aliments d’utilisation quotidienne contiennent des œufs ou des produits dérivés ; les shampoings, les produits cosmétiques et pharmaceutiques (certains vaccins fabriqués à partir d’embryons de poulet peuvent provoquer de graves réactions allergiques) contiennent parfois des protéines d’œufs. Ainsi, soyez vigilants aux termes blanc d’œuf, jaune d’œuf, œufs en poudre, œuf entier, albumine, globulines, livétines, lysozyme, ovalbumine, ovoglobuline, ovomucine, ovomucoïde, ovovitelia, ovovitelline, albuminate de silice, simplesse et vitelline.

 

Allergie à l’arachide
L’arachide est un des allergènes alimentaires les plus fréquents et les plus graves. Néanmoins, la survenue d’une allergie à l’arachide dépend à la fois de l’exposition et du mode de préparation de l’arachide ingéré. L’allergie à l’arachide est la réaction allergique la plus grave du fait de sa persistance et de la probabilité élevée d’anaphylaxies sévères. L’allergie à l’arachide est en général une allergie pour la vie, même si des études récentes ont montré que des enfants souffrant de cette allergie pouvaient en guérir.
L’arachide fait partie de la famille des légumineuses, comme les petits pois, les haricots blancs de Lima, les lentilles et le soja pour n’en citer que quelques-uns. L’existence d’une allergie à l’arachide chez votre enfant ne signifie pas qu’il est allergique à l’un des autres aliments. Des tests pour rechercher une allergie alimentaire peuvent être pratiqués de façon spécifique pour chaque aliment.
Les symptômes de l’allergie à l’arachide sont un inconfort digestif, des vomissements, une diarrhée, de l’urticaire et des manifestations respiratoires.
La prévention reste la meilleure solution au problème de l’allergie à l’arachide, ainsi il est important de supprimer totalement cet allergène alimentaire. Les cookies, les crèmes glacées ou le chocolat sont des sources potentielles d’exposition à l’arachide à l’état de traces, et les parents doivent bien lire les étiquettes alimentaires car l’arachide peut être présente dans les aliments les plus inattendus : concernant l’arachide, vous devez chercher les termes comme protéines végétales, arachide, beurre d’arachide, huile d’arachide (Arachis Hypogaea).

 

Allergie au blé
L’allergie au blé est une réaction indésirable à l’une ou plusieurs des fractions protéiques du blé, à savoir les albumines, les globulines, les gliadines et les gluténines (gluten).
La majorité des réactions allergiques IgE-dépendantes avec le blé impliquent des albumines et  des globulines. Les gliadines et les gluténines peuvent aussi déclencher des réactions IgE-dépendantes mais plus rarement.
Les réactions allergiques au blé peuvent se produire après l’ingestion d’aliments contenant du blé ou après inhalation de farine contenant du blé.
L’expérience clinique montre que les cas d’allergie au blé sont relativement peu fréquents.  
Les symptômes de l’allergie au blé sont habituellement des plaintes d’ordre digestif (syndrome oral, crampes abdominales, nausées et vomissements) qui débutent très vite après l’ingestion de blé ou de produit dérivé de blé.
D’autres symptômes communs sont l’urticaire, l’eczéma atopique, l’angio-œdème, l’asthme et la rhinite allergique. L’allergie au blé peut entraîner des réactions anaphylactiques ou légères. Chez l’enfant, l’allergie au blé nécessite une suppression de tous les produits à base de blé dans le régime alimentaire.
Le régime d’éviction du blé et de ses produits dérivés est particulièrement difficile à tenir. Les enfants avec régime sans blé sont très limités dans le choix de leurs aliments et doivent être suivis pour dépister les carences alimentaires en vitamine B et en fer. 
Le blé et les produits à base de blé sont très présents dans l’alimentation : pains, farines, céréales, farces, soupes de légumes en brique, bières, pâtes, crackers, sauces, charcuteries, sandwiches et desserts.
Il est important que les parents sachent lire les étiquettes alimentaires pour retrouver les ingrédients qui contiennent des protéines de blé tels que du gluten, de l’amidon de blé, des fibres, de l’amidon ou des gommes de légume.

 

Allergie au gluten
Connue aussi sous le nom de maladie cœliaque, il s’agit d’une réponse immunitaire à lymphocytes T dirigée contre le gluten ingéré : chez les personnes à prédisposition génétique le tractus digestif produit une enzyme qui s’attaque aux villosités de l’intestin grêle et les empêche d’absorber les nutriments.
Les symptômes de l’allergie au gluten sont des vomissements, de la diarrhée, une perte de poids importante, une fatigue chronique, des ballonnements, une anémie et des ulcérations buccales.
Il n’y a pas de traitement de la maladie cœliaque : une fois diagnostiquée, un régime sans gluten doit être suivi à vie pour éviter la survenue de lésions irréversibles au niveau intestinal.

 

Allergie aux poissons et fruits de mer
L’allergie aux produits de la mer (poissons, coquillages et crustacés) peut potentiellement occasionner des réactions immunes sévères. Les réactions allergiques sont dues à certains poissons communs, comme la morue, le saumon, la truite, le hareng, les sardines, le bar, l’empereur, l’espadon, le flétan, et le thon.
Les fruits de mer les plus courants qui peuvent provoquer une réaction allergique sont la crevette, le crabe, les écrevisses, la langoustine, les huîtres, les palourdes, les festons, les moules, le calamar, et les escargots.
Les symptômes peuvent être dermatologiques, digestifs et respiratoires : urticaire, démangeaisons, sifflements respiratoires, nausées, crampes, diarrhée, lipothymies. Des crises graves d’asthme et des chocs anaphylactiques peuvent se produire à cause de l’allergie aux poissons et aux fruits de mer.
La prévention et l’éviction totale restent les meilleures solutions au problème de l’allergie aux produits de la mer. Les parents doivent lire les étiquettes alimentaires avec attention car beaucoup d’aliments transformés peuvent contenir du poisson ou des fruits de mer « cachés », de même les enfants doivent éviter de consommer des aliments frits au restaurant : souvent l’huile utilisée pour préparer les fruits de mer peut aussi servir à cuisiner des plats frits.


par Comité éditorial AAA
Date de publication 11/07/2007
Dernière mise à jour: 17/10/2007