System.Data.SqlClient.SqlException: CAST o CONVERT: attributi non validi specificati per il tipo 'int' CAST o CONVERT: attributi non validi specificati per il tipo 'int' at System.Data.SqlClient.SqlCommand.ExecuteReader(CommandBehavior cmdBehavior, RunBehavior runBehavior, Boolean returnStream) at System.Data.SqlClient.SqlCommand.ExecuteReader(CommandBehavior behavior) at ContextManager.PPContext.Get_Context_contents(Int32 _context_id, Int32 _sitearea_id, Int32 _language_id, Int32 _level) Les Mécanismes du Système Immunitaire
Ajouter à mes favoris   Imprimer

Les mécanismes du système immunitaire: organes, cellules, anticorps


Chez l’homme, le système immunitaire constitue un appareil de défense complexe et adaptatif, indispensable à la protection contre les micro-organismes pathogènes extérieurs (bactéries, champignons, parasites, virus) et plusieurs autres agents étrangers agressifs.

Le système immunitaire peut être réparti en quatre systèmes de défense:

  • Physique (peau, muqueuse, mucus);
  • Chimique (acides gras à chaînes courtes, pH acide);
  • Biologique (flore intestinale normale);
  • Immunologique (tissu lymphoïde associé au tube digestif).

Le système immunitaire est capable de reconnaître et de tolérer ce qui lui appartient en propre (le soi) et de distinguer et de rejeter ce qui lui est étranger (le non soi). Les agents étrangers présentent des molécules de surface appelées antigènes qui sont reconnues par le système immunitaire et rejetées.

Les réponses du système immunitaire sont spécifiques de l’antigène (capacité de reconnaissance et de rejet de certains antigènes), systémiques (non limitées au point d’entrée infectieux, mais généralisées à l’ensemble du corps), et se caractérisent par une "mémoire immunologique" (identification d’un antigène qui a déjà été en contact avec l’organisme et développement d’une réaction ciblée).

Toutes les composantes du système immunitaire sont présentes à la naissance, mais partiellement développées. Cela signifie que les enfants sont plus sensibles aux infections pendant leurs premières années de vie, d’où la nécessité d’une surveillance et d’une protection spécifique.
La maturation du système immunitaire implique un contact de l’organisme avec les agents qui lui sont étrangers, les antigènes. Comme il y a très peu d’exposition aux antigènes in utero, la maturation immunitaire ne peut avoir lieu qu’après la naissance.
A la naissance, les nouveau-nés passent d’un environnement stérile à un milieu non stérile, leur peau, leurs muqueuses et leur lumière intestinale se colonisent alors de bactéries. La première exposition a lieu avec des bactéries du tube digestif, du vagin, des seins et de la peau de la mère.
Ce transfert de bactéries participe à l’ensemencement de la flore microbienne intestinale du nourrisson, qui joue un rôle important dans le développement du système immunitaire de l’enfant.

Les organes du système immunitaire

Le système immunitaire est composé d’un ensemble complexe d’organes et de cellules spécialisés, répartis dans le corps entier, participant, chacun à son niveau, à la défense de l’organisme.

Les ganglions et vaisseaux lymphatiques appartiennent à un système circulatoire particulier transportant la lymphe, un liquide transparent contenant principalement des globules blancs appelés lymphocytes. Les cellules du système immunitaire peuvent s’y reproduire pour contrer spécifiquement un agent étranger.

La rate, qui est située dans l’hypocondre gauche, est un autre lieu de drainage où les cellules lymphatiques présentent les agents étrangers transportés par le système lymphatique. D’autres tissus lymphoïdes peuvent être localisés ailleurs dans l’organisme ou dans les organes, comme la moelle osseuse, le thymus, les amygdales, les végétations et l’appendice.

Les cellules de l’immunité

Le système immunitaire agit par l’intermédiaire de cellules spécifiques, les lymphocytes et les phagocytes, qui sont capables de reconnaître et d'attaquer à des agents pathogènes. Il existe deux classes de lymphocytes: les lymphocytes B qui se développent dans la moelle osseuse, et les lymphocytes T dans le thymus.

Les lymphocytes B matures sont produits dans la moelle osseuse et agissent par le biais de la sécrétion de molécules chimiques, appelées anticorps, dans les tissus environnants. Ces anticorps se lient à l’antigène – que les lymphocytes B essayent de trouver et de détruire – et le marquent pour la destruction au moyen de réactions chimiques.

Les lymphocytes T diffèrent des lymphocytes B. La différence est qu’ils sont immatures quand ils sont fabriqués et transitent par le thymus pour être programmés à la reconnaissance spécifique d’un antigène. L’autre différence est que les lymphocytes T peuvent tuer des cellules par contact direct quand ils ont été programmés pour le faire, en se liant à la cellule et en injectant des substances chimiques puissantes dans la cellule cible. Il y a 2 types de lymphocytes T: les lymphocytes auxiliaires, nécessaires pour orchestrer la réponse immunitaire en coordonnant différentes variétés de cellules, chacune avec des tâches bien définies, et les lymphocytes T cytotoxiques capables de devenir des "cellules tueuses", qui attaquent et détruisent les cellules infectées.

Les lymphocytes B circulent librement dans le sang, mais ne peuvent pénétrer un tissu vivant. A l’inverse, les lymphocytes T peuvent se déplacer dans le corps entier. Les lymphocytes T peuvent induire la différenciation des lymphocytes B en Plasmocytes, en déclenchant une réaction en cascade.
Ces plasmocytes permettent la production de plus de lymphocytes B et l’accroissement exponentiel d'un grand nombre d'anticorps solubles. D’autres lymphocytes T exercent un rétrocontrôle négatif sur la production de lymphocytes B à partir de la concentration d’antigènes quand l’infection est guérie.

Les lymphocytes B et les anticorps constituent l’immunité à médiation humorale. En revanche, les lymphocytes T participent à l’immunité dite à médiation cellulaire, et sont à même de réguler et coordonner l’ensemble du système immunitaire.

L’immunité à médiation cellulaire est assurée par les lymphocytes T et la lyse directe des cellules cibles (infectées): production de cytokines dirigées contre les cellules infectées pour détruire les agents pathogènes.
L’immunité à médiation humorale est assurée par les lymphocytes B et les anticorps produits par les lymphocytes B: liaison des anticorps à une fraction ou à l’antigène entier à l’extérieur des cellules.


par Comité éditorial AAA
Date de publication 09/07/2007
Dernière mise à jour: 17/10/2007